Tout le monde à l’œuvre : appel à des pratiques collaboratives de préservation numérique pour la réutilisation des données
La préservation numérique devrait être un effort collaboratif qui s’appuie sur un large éventail d’expériences et d’expertises pour faciliter l’accès continu et la réutilisation des données. Pourtant, la préservation numérique peut s’avérer une entreprise solitaire et est souvent envisagée après coup. Cela s’explique par plusieurs facteurs : le manque de compréhension de la préservation de la part des chercheurs, des organismes de financement et même de l’ensemble de la communauté de gestion des données de recherche (GDR), la complexité du travail de préservation numérique, le fait que les pratiques de préservation varient d’un établissement à l’autre et qu’il n’existe pas de modèle universel, ainsi que le manque de capacités globales d’un groupe très restreint de professionnels de la préservation numérique. Outre ces défis, l’idée selon laquelle les objets numériques existeront éternellement continue d’occulter les décisions et le travail réels qui sont nécessaires pour maintenir l’accès et l’utilisation à l’avenir.
Cette proposition de discussion animée vise à mettre en lumière les défis liés à la préservation des données de recherche et à organiser une séance de réflexion avec les personnes participantes afin d’aborder des points tels que :
- Comment rendre la préservation numérique plus pertinente ?
- Comment mener des actions de sensibilisation pour inciter les chercheurs à participer aux débats sur la préservation ?
- Comment pouvons-nous faire tomber les barrières entre les différents domaines de la préservation et de la gestion des données de recherche afin de pouvoir apprendre les uns des autres et compter les uns sur les autres ?
- Comment pouvons-nous soutenir les petits dépôts qui souhaitent se lancer dans ce travail ?
L’objectif est de comprendre les défis auxquels sont confrontés les participants et d’aborder des thèmes liés aux questions énumérées ci-dessus, dont les résultats pourraient servir de base à la mise en place d’une communauté de préservation numérique plus solide.