La FCI investit 4 millions de dollars pour doter Canadiana d’une infrastructure scientifique ouverte
Les universités du Canada collaborent par l’entremise du Réseau canadien de documentation pour la recherche afin de favoriser l’évolution du savoir libre, grâce à une transformation essentielle de l’infrastructure scientifique ouverte pour les collections et l’infrastructure de Canadiana.
Équipe de recherche
Équipe de recherche
Constance Crompton
Chef de projet
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Constance Crompton est une colonisatrice blanche, queer, et valide, et titulaire d'une chaire de recherche du Canada en sciences humaines numériques. Ses recherches se déroulent dans dans Labo de données en sciences humaines/The Humanities Data Lab de l'université d'Ottawa. Iel fait partie de plusieurs équipes de recherche: Lesbian and Gay Liberation in Canada, Linked Infrastructure for Networked Cultural Scholarship, le Implementing New Knowledge Environments Partnership, le Transgender Media Portal, et Nouvelles réflexions sur les éditions critiques en contexte numérique. Iel ont fait partie du conseil d'administration du Canadian Research Knowledge Network/Réseau canadien de documentation pour la recherche entre 2018 et 2022. Iel vit et travaille sur des terres algonquines non cédées.
Stacy Allison-Cassin
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Stacy Allison-Cassin est professeure adjointe au département des sciences de l’information de l’Université Dalhousie, à Halifax, au Canada. Elle mène des activités de recherche et d’enseignement dans les domaines des données liées et des métadonnées, ainsi que sur les questions d’équité et de justice. Stacy est directrice principale du Projet de plateforme pour une terminologie respectueuse, qui vise à créer une infrastructure destinée à soutenir la création communautaire de terminologies structurées. Elle milite depuis longtemps en faveur d’un travail sur la connaissance ouverte et axée sur la communauté, ainsi que du mouvement pour l’ouverture au sens large, notamment le libre accès, les métadonnées ouvertes et l’application appropriée des principes de gestion des données. Membre active des communautés Wikipédia et Wikidata, Stacy apporte son soutien aux initiatives en cours en matière d’équité et de justice dans le domaine de la connaissance par le biais des plateformes Wikimédia.
Noelani M. Arista
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La professeure Noelani M. Arista est une historienne autochtone, spécialiste d’Hawaï et des États-Unis. D’origine ‘Ōiwi (hawaïenne), elle est née à Honolulu, sur l’île d’Oʻahu. Elle est directrice du Institute for Indigenous Research and Knowledges, à la faculté des arts de l’Université McGill, et professeure agrégée au sein du département d’histoire et d’études classiques. Elle est titulaire d’une Chaire de recherche du Canada de niveau 2 sur les terres, la gouvernance et les langues autochtones. Ses recherches portent sur l’organisation des savoirs traditionnels hawaïens, sur l’histoire intellectuelle, juridique et politico-religieuse, ainsi que sur les règles et normes éthiques régissant les relations avec l’ʻike (savoir). Ses travaux intègrent les savoirs coutumiers, l’histoire culturelle et intellectuelle afin d’éclairer des thèmes tels que la souveraineté autochtone (en matière de données), la gouvernance et la légalité autochtones, ainsi que la transition des archives des langues autochtones vers des supports numériques, prolongeant ainsi les méthodes traditionnelles kānaka maoli de préservation du savoir au 21e siècle.
Son ouvrage, The Kingdom and the Republic: Sovereign Hawaiʻi and the Early United States (2019), a reçu le prix du meilleur premier ouvrage décerné par la Native American and Indigenous Studies Association (NAISA). Ce livre présente l’expérience des Hawaïens autochtones confrontés au colonialisme au début du 19e siècle. S’appuyant sur des documents en langue hawaïenne jusqu’alors inédits, cette histoire aborde la formation politique autochtone, la création d’une législation autochtone publiée, et fournit des récits hawaïens des rencontres avec les missionnaires et les commerçants. The Kingdom and the Republic redéfinit ainsi les récits coloniaux bien connus du commerce, du prosélytisme et des négociations sur le droit et la gouvernance à Hawaï.
Actuellement, Mme Arista cherche (ʻimi) à soutenir l’épanouissement des systèmes de connaissances hawaïens par le biais de supports numériques ouverts et conçus de manière éthique, dont les méthodes fourniront des modèles utiles et évolutifs aux chercheurs qui travaillent à partir de sources dans leurs langues autochtones. Elle est coauteure de l’essai primé Making Kin with the Machines sur l’IA autochtone, publié chez MIT Press en 2020, et a été coorganisatrice des ateliers sur l’IA autochtone qui se sont tenus à Hawaï en 2019.
Susan Brown
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Susan Brown est titulaire d’une Chaire de recherche du Canada sur la recherche numérique collaborative et professeure d’anglais à l’Université de Guelph. Elle aborde, dans une perspective féministe intersectionnelle, l’utilisation des technologies sémantiques au service de la recherche culturelle à travers l’expérience en cours du projet Orlando sur l’histoire littéraire des femmes. Ses travaux sur les infrastructures essentielles explorent la manière dont les systèmes en ligne destinés à créer, à enrichir et à diffuser les connaissances culturelles peuvent favoriser la production collaborative de connaissances, la diversité et l’inclusivité, la création et la diffusion respectueuses des données, l’accès durable à la recherche culturelle, ainsi que la gestion et la préservation des données de recherche.
Elle dirige l’environnement de recherche virtuel du Collaboratoire pour l’écriture et la recherche sur la culture (CWRC) ainsi que l’Infrastructure numérique pour les données culturelles dans le web sémantique (LINCS) et codirige le Linked Editing Academic Framework (LEAF), dont l’éditeur sémantique en ligne, LEAF-Writer, a reçu le prix Rahtz 2025 pour l’ingéniosité en matière de TEI. Elle a fondé, avec des collègues de Guelph, un programme spécialisé sur la culture et la technologie, ainsi que The Humanities Interdisciplinary Collaboration (THINC) Lab. Elle a été présidente (2022-2023) du conseil d’administration de l’Alliance of Digital Humanities Organizations et de la Société canadienne des humanités numériques (2013-2019). Elle est la lauréate 2024 du prix Roberto Busa pour l’ensemble de sa carrière, décerné par l’Alliance of Digital Humanities Organizations.
Elspeth H. Brown
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Elspeth H. Brown est professeure d’histoire à l’Université de Toronto. Ses recherches portent sur l’histoire moderne des communautés queers et transgenres, les sciences humaines numériques, l’histoire orale, les archives queers, l’histoire publique, l’histoire et la théorie de la photographie, ainsi que l’histoire du capitalisme américain. Elle a été fondatrice et directrice de l’initiative
Critical Digital Humanities
à l’Université de Toronto (2020-2025).
Depuis 2014, elle dirige le
LGBTQ Oral History Digital Collaboratory
,
un projet collaboratif pluriannuel en sciences humaines numériques axé sur l’histoire numérique et l’histoire orale. Elle est l’auteure de nombreux ouvrages, articles et projets en sciences humaines, notamment Work! A Queer History of Modeling (Duke University Press, 2019), Feeling Photography (Duke, 2014, codirigé avec Thy Phu) et The Corporate Eye: Photography and the Rationalization of American Commercial Culture, 1884–1929 (Johns Hopkins, 2005).
Ses travaux de recherche ont entre autres bénéficié du soutien du Getty Research Institute, du National Museum of American History, de l’American Council of Learned Societies, du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, du Kluge Center de la Bibliothèque du Congrès, de l’American Philosophical Society. Elle a été vice-rectrice adjointe à la recherche à l’Université de Toronto à Mississauga et directrice du Centre for the Study of the United States de la Munk School de l’Université de Toronto.
De 2014 à 2021, elle a siégé au conseil d’administration de The ArQuives: Canada’s LGBTQ2+ Archive, où elle occupait récemment le poste de coprésidente.
Diana Inkpen
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Diana Inkpen est professeure à l’Université d’Ottawa, au sein de l’École de science informatique et de génie électrique. Elle a obtenu un doctorat en informatique à l’Université de Toronto, au Canada, ainsi qu’un diplôme de M.Sc. et un de B.Eng. en informatique et génie informatique de l’Université Polytechnique de Cluj-Napoca, en Roumanie. Ses travaux de recherche portent sur les applications du traitement du langage naturel et de l’apprentissage profond. Elle est rédactrice en chef de la revue Computational Intelligence et rédactrice adjointe de la revue Natural Language Engineering. Elle a publié l’ouvrage Natural Language Processing for Social Media (Morgan and Claypool Publishers, Synthesis Lectures on Human Language Technologies, dont la 3e édition est parue en 2020), 11 chapitres d’ouvrages, plus de 45 articles de revues et plus de 150 communications de conférences. Elle a obtenu de nombreuses subventions de recherche, dont la majorité s’accompagne d’étroites collaborations industrielles.
Deanna Reder
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Deanna Reder (Crie‑Métisse, citoyenne de la Fédération métisse du Manitoba) est professeure au Département d’anglais et au Département d’études autochtones de l’Université Simon Fraser, où elle a été directrice de 2017 à 2022. Elle est responsable de la recherche pour le site de développement en Colombie‑Britannique du projet financé par le Fonds d’innovation de la FCI intitulé Open Science Infrastructure for Canad(ian)a: Digital Collections of the Future. Dans le cadre de ce projet, Reder vise à accroître l’accès à des documents autochtones souvent sous‑utilisés, dans un contexte qui reconnaît la souveraineté numérique autochtone et valorise les approches, l’éthique et les méthodes de recherche autochtones.
Reder est l’une des membres fondatrices de l’Indigenous Literary Studies Association (ILSA, fondée en 2013) et elle est coprésidente des Indigenous Voices Awards depuis leur création en 2017 (voir Indigenousvoicesawards.org). Elle est également responsable de la recherche pour le projet « The People and the Text: Indigenous Writing in Lands Claimed by Canada » (voir
www.thepeopleandthetext.ca
).
Reder est coéditrice de quatre anthologies, dont deux sont fondamentales pour le champ des études littéraires autochtones au Canada (Learn, Teach, Challenge: Approaching Indigenous Literatures, 2016 ; Read, Listen, Tell: Indigenous Stories from Turtle Island, 2017). Elle est également coéditrice de Honouring the Strength of Indian Women: Plays, Stories, Poetry de Vera Manuel (University of Manitoba Press, 2019), coauteure de Cold Case North: The Search for James Brady and Absolom Halkett (University of Regina Press, 2020) et membre de l’équipe éditoriale de la deuxième édition de Elements of Indigenous Style de Gregory Younging (Brush, 2025). Elle a aussi publié de nombreux articles dans des revues savantes et des recueils d’essais. En 2022, sa monographie Autobiography as Indigenous Intellectual Tradition a été publiée et a remporté plusieurs prix : le prix Gabrielle‑Roy 2023 de l’Association des littératures canadienne et québécoise, le prix 2024 de la Modern Languages Association pour les littératures, cultures et langues autochtones d’Amérique du Nord, ainsi que le Prix du Canada 2025.
Maxime Gohier
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Professeur d’histoire à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), Maxime Gohier est spécialisé en histoire des Premières Nations du nord-est de l’Amérique du Nord, en histoire de la Nouvelle-France et en humanités numériques. Ses recherches portent notamment sur les relations entre les Autochtones et l’État colonial (français et britannique) et canadien, ainsi que sur la place et le rôle de l’écrit et de l’archive dans la structuration de ces relations. Membre du Centre de recherche interuniversitaire sur les humanités numérique (CRIHN) et du Regroupement des chercheurs en patrimoine de l’UQAR (ARCHIPEL), il codirige le partenariat international
Nouvelle-France numérique
, qui étudie les pratiques de gestion des données de recherche sur le patrimoine documentaire dans un contexte de recherche collaborative, de développement de l’intelligence artificielle et de sciences participatives. Il dirige aussi le projet d’infrastructure
Transcrire la Nouvelle-France
(FCI-Fonds des Leaders John Evans), qui exploite la technologie de reconnaissance des écritures manuscrites (HTR : Handwritten text recognition) afin de rendre accessible, en données ouvertes, des transcriptions de l’ensemble de la documentation sur la Nouvelle-France.
Cheryl Thompson
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Cheryl Thompson est professeure agrégée et titulaire de la Chaire de recherche du Canada de niveau 2 en culture expressive et créativité noires. Elle est la fondatrice et directrice de Mapping Ontario’s Black Archives (MOBA), une plateforme numérique qui réinvente la curation numérique, la narration et les archives vivantes comme sources de production de savoir et de mémoire culturelle. Son Black Creative Lab organise des expositions publiques ainsi que des conférences diffusées sur YouTube et Instagram. Thompson a publié quatre livres. Son plus récent ouvrage, Staging Blackface in Canada: Public Amusements, Variety Shows, and Racial Acts in an Age of Imitation, 1898–1919, a été publié chez Wilfrid Laurier University Press en avril 2026. Elle est une collaboratrice régulière de la revue Spacing, où elle écrit sur l’histoire et la culture noires, ainsi que sur les intersections entre espace, lieu et performance. En 2021, elle a été admise au Collège de nouveaux chercheurs, artistes et scientifiques de la Société royale du Canada pour ses contributions aux études noires canadiennes. En 2025, son livre Canada and the Blackface Atlantic: Performing Slavery, Conflict, and Freedom, 1812‑1897 a reçu une mention honorable du Réseau d’études canadiennes pour le prix du meilleur livre en études canadiennes. Thompson a obtenu plus de 730 000 $ en subventions du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH). Son financement actuel, une subvention Savoir intitulée « Assessing the Social Capital of Ontario's Archives and the Possibilities for “Third Places” », vise à examiner les espaces d’archives et la manière dont l’espace influence l’engagement des usagers avec les collections noires.
Dan Brown
Actuellement en congé
Chef de projet
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Elspeth H. Brown est professeure d’histoire à l’Université de Toronto. Ses recherches portent sur l’histoire moderne des communautés queers et transgenres, les sciences humaines numériques, l’histoire orale, les archives queers, l’histoire publique, l’histoire et la théorie de la photographie, ainsi que l’histoire du capitalisme américain. Elle a été fondatrice et directrice de l’initiative Critical Digital Humanities à l’Université de Toronto (2020-2025).
Depuis 2014, elle dirige le LGBTQ Oral History Digital Collaboratory , un projet collaboratif pluriannuel en sciences humaines numériques axé sur l’histoire numérique et l’histoire orale. Elle est l’auteure de nombreux ouvrages, articles et projets en sciences humaines, notamment Work! A Queer History of Modeling (Duke University Press, 2019), Feeling Photography (Duke, 2014, codirigé avec Thy Phu) et The Corporate Eye: Photography and the Rationalization of American Commercial Culture, 1884–1929 (Johns Hopkins, 2005).
Ses travaux de recherche ont entre autres bénéficié du soutien du Getty Research Institute, du National Museum of American History, de l’American Council of Learned Societies, du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, du Kluge Center de la Bibliothèque du Congrès, de l’American Philosophical Society. Elle a été vice-rectrice adjointe à la recherche à l’Université de Toronto à Mississauga et directrice du Centre for the Study of the United States de la Munk School de l’Université de Toronto.
De 2014 à 2021, elle a siégé au conseil d’administration de The ArQuives: Canada’s LGBTQ2+ Archive, où elle occupait récemment le poste de coprésidente.
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Deanna Reder (Crie‑Métisse, citoyenne de la Fédération métisse du Manitoba) est professeure au Département d’anglais et au Département d’études autochtones de l’Université Simon Fraser, où elle a été directrice de 2017 à 2022. Elle est responsable de la recherche pour le site de développement en Colombie‑Britannique du projet financé par le Fonds d’innovation de la FCI intitulé Open Science Infrastructure for Canad(ian)a: Digital Collections of the Future. Dans le cadre de ce projet, Reder vise à accroître l’accès à des documents autochtones souvent sous‑utilisés, dans un contexte qui reconnaît la souveraineté numérique autochtone et valorise les approches, l’éthique et les méthodes de recherche autochtones.
Reder est l’une des membres fondatrices de l’Indigenous Literary Studies Association (ILSA, fondée en 2013) et elle est coprésidente des Indigenous Voices Awards depuis leur création en 2017 (voir Indigenousvoicesawards.org). Elle est également responsable de la recherche pour le projet « The People and the Text: Indigenous Writing in Lands Claimed by Canada » (voir www.thepeopleandthetext.ca ).
Reder est coéditrice de quatre anthologies, dont deux sont fondamentales pour le champ des études littéraires autochtones au Canada (Learn, Teach, Challenge: Approaching Indigenous Literatures, 2016 ; Read, Listen, Tell: Indigenous Stories from Turtle Island, 2017). Elle est également coéditrice de Honouring the Strength of Indian Women: Plays, Stories, Poetry de Vera Manuel (University of Manitoba Press, 2019), coauteure de Cold Case North: The Search for James Brady and Absolom Halkett (University of Regina Press, 2020) et membre de l’équipe éditoriale de la deuxième édition de Elements of Indigenous Style de Gregory Younging (Brush, 2025). Elle a aussi publié de nombreux articles dans des revues savantes et des recueils d’essais. En 2022, sa monographie Autobiography as Indigenous Intellectual Tradition a été publiée et a remporté plusieurs prix : le prix Gabrielle‑Roy 2023 de l’Association des littératures canadienne et québécoise, le prix 2024 de la Modern Languages Association pour les littératures, cultures et langues autochtones d’Amérique du Nord, ainsi que le Prix du Canada 2025.
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Professeur d’histoire à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), Maxime Gohier est spécialisé en histoire des Premières Nations du nord-est de l’Amérique du Nord, en histoire de la Nouvelle-France et en humanités numériques. Ses recherches portent notamment sur les relations entre les Autochtones et l’État colonial (français et britannique) et canadien, ainsi que sur la place et le rôle de l’écrit et de l’archive dans la structuration de ces relations. Membre du Centre de recherche interuniversitaire sur les humanités numérique (CRIHN) et du Regroupement des chercheurs en patrimoine de l’UQAR (ARCHIPEL), il codirige le partenariat international Nouvelle-France numérique , qui étudie les pratiques de gestion des données de recherche sur le patrimoine documentaire dans un contexte de recherche collaborative, de développement de l’intelligence artificielle et de sciences participatives. Il dirige aussi le projet d’infrastructure Transcrire la Nouvelle-France (FCI-Fonds des Leaders John Evans), qui exploite la technologie de reconnaissance des écritures manuscrites (HTR : Handwritten text recognition) afin de rendre accessible, en données ouvertes, des transcriptions de l’ensemble de la documentation sur la Nouvelle-France.
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Cheryl Thompson est professeure agrégée et titulaire de la Chaire de recherche du Canada de niveau 2 en culture expressive et créativité noires. Elle est la fondatrice et directrice de Mapping Ontario’s Black Archives (MOBA), une plateforme numérique qui réinvente la curation numérique, la narration et les archives vivantes comme sources de production de savoir et de mémoire culturelle. Son Black Creative Lab organise des expositions publiques ainsi que des conférences diffusées sur YouTube et Instagram. Thompson a publié quatre livres. Son plus récent ouvrage, Staging Blackface in Canada: Public Amusements, Variety Shows, and Racial Acts in an Age of Imitation, 1898–1919, a été publié chez Wilfrid Laurier University Press en avril 2026. Elle est une collaboratrice régulière de la revue Spacing, où elle écrit sur l’histoire et la culture noires, ainsi que sur les intersections entre espace, lieu et performance. En 2021, elle a été admise au Collège de nouveaux chercheurs, artistes et scientifiques de la Société royale du Canada pour ses contributions aux études noires canadiennes. En 2025, son livre Canada and the Blackface Atlantic: Performing Slavery, Conflict, and Freedom, 1812‑1897 a reçu une mention honorable du Réseau d’études canadiennes pour le prix du meilleur livre en études canadiennes. Thompson a obtenu plus de 730 000 $ en subventions du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH). Son financement actuel, une subvention Savoir intitulée « Assessing the Social Capital of Ontario's Archives and the Possibilities for “Third Places” », vise à examiner les espaces d’archives et la manière dont l’espace influence l’engagement des usagers avec les collections noires.
Actuellement en congé
Le Réseau canadien de documentation pour la recherche (RCDR) est ravi d’annoncer que le gouvernement canadien investit plus de 4 millions de dollars provenant du Fonds d’innovation de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) pour appuyer une vaste transformation de l’infrastructure de recherche numérique de Canadiana.
Ce financement permettra d’accélérer la modernisation de Canadiana, la plateforme nationale du Canada qui rassemble des documents historiques et culturels numérisés.
L’Université d’Ottawa est l’établissement de recherche principal pour ce projet intitulé « Infrastructure scientifique ouverte pour le Canad(ian)a : collections numériques de l’avenir », qui réunit des partenaires universitaires de l’Ontario, de la Colombie-Britannique, de la Nouvelle-Écosse et du Québec, ainsi que des équipes interinstitutionnelles qui collaborent avec le RCDR pour renforcer l’infrastructure scientifique ouverte du Canada. Cette initiative, à laquelle contribuent également des partenaires provinciaux et des établissements membres du RCDR, constitue un investissement coordonné et pancanadien dans l’avenir de la recherche et de l’accès au savoir.
Faire progresser une infrastructure de recherche ouverte et accessible
Canadiana offre un accès à des millions de pages de documents historiques qui retracent l’histoire sociale, environnementale, économique, politique et culturelle du Canada. Grâce aux améliorations apportées par ce projet, la découverte de ces matériaux, leur accès et leur utilisation seront facilités ; les chercheurs pourront ainsi utiliser des méthodes numériques de pointe, notamment des analyses informatiques et pilotées par l’IA, pour étudier de nouvelles questions et produire de nouvelles connaissances.
En modernisant l’infrastructure de Canadiana, ce projet permettra d’assurer que les documents historiques du Canada sont accessibles, utilisables et pertinents dans un environnement de recherche de plus en plus numérique et axé sur les données.
Un effort collectif mené par les bibliothèques universitaires du Canada
Les membres du RCDR soutiennent depuis longtemps Canadiana à titre de propriétaires et de gestionnaires collectifs de cette précieuse ressource nationale. Grâce à leur engagement sans faille et à leur investissement soutenu, elles ont joué un rôle essentiel pour faire progresser la plateforme et garantir que l’infrastructure de recherche canadienne reflète les valeurs communes d’ouverture, de collaboration et de souveraineté des données.
Le projet repose sur cette base ; il renforce ainsi l’infrastructure développée, hébergée et gérée au Canada, et consolide le rôle des bibliothèques en tant que chefs de file de l’accès au savoir.
Favoriser de nouvelles recherches et augmenter l’impact
L’infrastructure améliorée profitera à un large éventail d’utilisateurs et d’utilisatrices, notamment les chercheurs, les étudiants, les spécialistes du patrimoine culturel, les éducateurs et le grand public. En répondant aux besoins des utilisateurs identifiés grâce à la recherche et à la mobilisation, l’infrastructure transformée sera plus accessible et plus conviviale, et pourra s’adapter aux cas d’utilisation actuels et futurs.
« Canadiana a toujours été une ressource essentielle pour les chercheuses et chercheurs en sciences humaines au Canada. En effet, lorsque j’étais professeure en début de carrière, j’espérais obtenir un poste dans une université abonnée à Canadiana. Grâce à l’adhésion au RCDR, Canadiana est maintenant accessible à l’ensemble des Canadiens et Canadiennes, et je me réjouis que notre équipe de chercheuses et chercheurs chevronnés ait désormais l’occasion de rendre ce patrimoine culturel essentiel plus accessible. Nous sommes ravis de collaborer avec le RCDR afin de transformer efficacement et de manière éthique cet immense corpus de documents historiques canadiens en données de recherche à l’aide de méthodes numériques de pointe. Les recherches rendues possibles par Canadiana offriront une perspective historique fondée sur les données des forces sociales, économiques, politiques et culturelles qui ont façonné le passé du Canada, et démontreront comment les sources et les preuves historiques peuvent éclairer notre avenir. »
— Constance Crompton, Chef de projet
Par cet investissement, la Fondation canadienne pour l’innovation reconnaît en Canadiana une infrastructure de recherche essentielle, qui transformera profondément la façon dont on effectue des recherches. Le renforcement des capacités facilitera l’analyse à grande échelle de données historiques canadiennes multidisciplinaires, telles que les observations climatiques, les données environnementales et les ensembles de données démographiques, grâce à des méthodes de recherche avancées, dont l’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle. Les chercheurs seront en mesure d’identifier des modèles et de produire des connaissances qui leur permettront de relever les défis les plus urgents d’aujourd’hui et de demain.
Renforcer l’écosystème de la recherche au Canada
« Cet investissement souligne l’importance d’un financement soutenu et collaboratif pour la mise en place d’une infrastructure de recherche nationale. En réunissant des partenaires fédéraux, provinciaux et institutionnels, le projet témoigne d’un engagement commun à faire progresser le savoir libre et à faire en sorte que le Canada continue d’être un chef de file dans le domaine de la recherche numérique. »
— Kim Brooks, présidente du conseil d’administration du Réseau canadien de documentation pour la recherche
Grâce à ce projet, l’infrastructure ouverte de Canadiana stimulera des recherches novatrices au sein des universités membres du RCDR et jouera un rôle essentiel dans l’accès du public au patrimoine documentaire canadien, ouvrant de nouvelles avenues pour les chercheuses et chercheurs communautaires, les futures générations de chercheurs et l’ensemble des citoyennes et citoyens du Canada. Cet investissement favorise un accès élargi aux connaissances qui permet aux personnes de découvrir leurs propres histoires, suscite la curiosité des chercheuses et chercheurs de demain et renforce le lien entre la recherche universitaire et des retombées positives pour la société.
Le RCDR remercie l’Université d’Ottawa, les établissements collaborateurs, les chercheurs et chercheuses de l’équipe de recherche, les bibliothécaires universitaires des établissements collaborateurs et tous les membres du RCDR pour leur soutien à ce projet.
À mesure que le projet avance, le RCDR et ses partenaires continueront de communiquer des mises à jour, de signaler les nouvelles capacités et de mettre en évidence l’impact de la nouvelle infrastructure de Canadiana.
Canadiana est soutenu par les membres du RCDR
